Beaucoup de lecture  , un peu de tout.




article rédigé par sonny le 07 Sep 2017 | Chroniques
| 0 Commentaire (le tien ?) |

Titre: Lettre à mon ravisseur / Auteure: Lucy Christopher / Éditeur: Gallimard Jeunesse

Résumé: Ça s’est passé comme ça. J’ai été volée dans un aéroport. Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. Tu me voulais pour longtemps. Et tu voulais que je t’aime. Ceci est mon histoire. Une histoire de survie. Une lettre de nulle part.

Mon avis:
Si je devais décrire Lettre à mon ravisseur en un seul mot? Addictif. Dès les premières pages, j’ai tout de suite su que j’aurais du mal à fermer ce bouquin. Et ça a été le cas, dès que je reprenais ma lecture, il fallait que je me force à arrêter pour ne pas le finir trop vite. Ce livre est un réel coup de cœur, il est d’une puissance telle que j’en ai du mal à écrire ma chronique.

Gemma, c’est une jeune fille de 16 ans qui est enlevée par Ty à l’aéroport de Bangkok. Droguée à son insu, elle va finir par se réveiller prisonnière d’une maison en plein désert australien. Dès le tout début, on entre directement dans son l’intimité du fait qu’elle s’adresse à Ty tout au long du bouquin. Lettre à mon ravisseur est sa lettre personnelle à celui qui la retenue prisonnière.

Au fil des pages, nous traversons avec Gemma les différentes étapes de son enlèvement. Tout d’abord, la rencontre avec celui qui va la voler, comme elle le répète à plusieurs reprises, l’enlèvement, et son réveil dans une maison inconnue, dans un pays inconnus. Ensuite, nous sommes les témoins de sa peur, de ses questionnements, de ses doutes, de sa tristesse, de sa colère, de ses sentiments qu’elle commence a éprouver malgré elle, de son acceptation à être prisonnière… Enfermée avec pour seule compagnie, son ravisseur, la jeune fille commence a développer une certaine confiance en lui et à partager des moments plus agréable malgré son envie de fuir.

Il faut dire que Ty est un garçon tellement étrange. J’ai eu du mal à le cerner, je ne sais toujours pas si c’est un réel déséquilibré ou si il n’a agis que pour le bien de Gemma. On apprends grâce à la jeune fille que Ty était après elle depuis des années, qu’il a construit cette maison dans le seul but de pouvoir y vivre avec elle et surtout que d’une façon ou d’une autre il a besoin d’elle. Il est assez lunatique et se montre souvent ferme avec Gemma mais on comprends vite que ce n’est que pour son bien. Il connais le désert sur le bout des doigts et sauve la vie de la jeune fille à de nombreuses reprises suite à ses tentatives de fuite. Alors déséquilibré? Peut-être, je ne sais pas… Une chose est sur, il est dur de ne pas s’attacher à lui malgré son statut de ravisseur, de méchant de l’histoire. Si Gemma développe un syndrome de Stockholm, il est clair que nous aussi.

Malgré le sujet, ce roman m’a aussi fait ressentir un puissant sentiment de liberté. Oui je sais, vous allez me dire mais… quoi?! Certes Gemma est prisonnière de Ty, elle est retenue dans cette maison contre sa volonté mais ce qui est au dehors est d’une telle beauté que j’y ai souvent vu un reflet de liberté. Ce désert de sable rouge, cette vaste étendue, les différents, la nature qui l’entoure est tellement magique que le bush en deviens un personnage à lui tout seul. Tantôt agressif, tantôt tendre avec elle, c’est lui qui lui donnera l’espoir de s’en aller.

Ce livre offre une telle palette d’émotion que j’ai réellement du mal à poser mes mots sur cette chronique, ne m’en voulez pas… C’est certains, Lettre à mon ravisseur fait partie de mes coups de cœur de cette année!

« Les gens qui comptent pour nous ne sont pas toujours ceux qui devraient. »


Aucun commentaire

Laisser un commentaire