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Déc 2019
Article rédigé par sonny / Chroniques


Titre : New York, 1954
Auteure : Séverine Mikan
Éditeur : MxM Bookmark
Publication : 24 février 2020

Résumé: « New York, 1954. Une époque de liberté et de contrainte, d’art et de censure, de passion et de tabou. C’est l’Amérique violemment belle à l’aube de sa toute puissance. Nathan vit ici, au coeur de Manhattan, d’images en noir et blanc et de l’éclat des flashs. Nathan est photographe. Sur son chemin, un matin enneigé, surgit Neal. Le modèle idéal, un éclair de vie ouvert au monde, curieux des autres, alors que Nathan se cache, faussement sûr de lui, derrière les murs d’un passé en camaïeux de gris. Neal va le surprendre, le perdre et le rattraper. Neal va faire naître en lui une lumière, fragile et précieuse, pour laquelle Nathan devra se battre. Cette lumière c’est l’inspiration. Cette lumière c’est … tellement plus que ça. »

Mon avis:
Si vous n’êtes pas au courant, le premier tome de la saga Fragments d’éternité, « Paris, 1899 » est l’un de mes plus gros coups de cœur de l’année 2019. Ce livre est d’une beauté et d’une sensualité, waouh. Je ne m’en suis toujours pas remise pour être honnête. New York, 1954 est le deuxième tome de la saga et encore une fois, c’est une réussite. Une très belle réussite. Si vous avez lu « Paris, 1899 », vous allez sûrement reconnaître le personnage qui fait le lien entre les deux romans.

Nathan, trentenaire et photographe, fait la rencontre de Neal, un jeune étudiant lumineux et éclatant. Immédiatement, on ressent toute l’attraction qu’exerce ce dernier sur Nathan. Dès le premier jour, Neal devient la muse du photographe, son inspiration. Le jeune étudiant, sous ces airs enfantin, cache une sensualité, une intelligence et un pouvoir de séduction dingue face à un Nathan meurtris par un passé douloureux qu’il essaye coûte que coûte de maîtriser. Entre eux, se développe une relation où passion et pudeur se mélangent. La passion est d’ailleurs ce qui rythme tout le roman. La passion de Nathan envers Neal, mais surtout sa passion pour la photographie. On est immergé avec lui dans ce qu’il aime tant. Grâce à ses mots et ses descriptions, l’auteure arrive à nous faire regarder les choses du même œil que lui et j’ai trouvé ça vraiment génial.

Comme Nathan, j’ai été subjugué par le beau Neal et j’en suis un petit peu tombé amoureuse aussi, j’avoue. Comment lui résister ? L’amour qui lie les deux hommes est pur, sincère, mais la menace plane au-dessus d’eux. New-York, à cette époque, c’est surtout la violence et la haine qui pullule autour de la communauté LGBT+. S’aimer est un crime pour certains… Malgré le contexte historique, j’ai eu plein d’espoir pour ce jeune couple.

L’auteure nous offre, encore une fois, des scènes de toute beauté et d’une sensualité dingue. Comme cette scène dans la salle de bain baignée de lumière rouge. C’est clairement mon passage préféré et j’arrive encore à en visualiser chaque détail. Magnifique, c’est clairement le mot pour définir la plume de Séverine Mikan. Il y a une certaine poésie dans ses mots qui embellit chaque passage et qui rend ses livres uniques. Chaque bouquin est un mélange d’émotions exquis.

Je pourrais encore vous dire mille fois combien j’aime cette pépite de saga, et combien je suis impatiente de découvrir les futurs tomes, mais franchement, est-ce que j’ai vraiment besoin d’en dire plus pour vous convaincre de la lire ?! Foncez !