Beaucoup de lecture  , un peu de tout.




article rédigé par sonny le 06 Sep 2018 | Interview
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Dans le cadre de cette fabuleuse OP, j’ai eu l’immense chance de pouvoir interviewer l’auteure Lily Haime. Si vous êtes déjà passé par ici, vous devez le savoir, Lily Haime a été une grosse révélation pour moi et un énorme coup de cœur. Je suis très émue et reconnaissante d’avoir pu réaliser cette interview. Encore un grand merci à MxM Bookmark, Johanna et bien sur, Lily.

– Tout d’abord, pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Lily Haime. Un peu plus de trente ans. Auteur, rêveuse un peu cynique, amatrice d’art et de musique, amoureuse d’informations, de médecine, d’Histoire et de chocolat. J’aime les jolis mots, les romans dans lesquels se perdre un moment, les biopics et les gens qui ignorent qu’ils peuvent tout changer et qui changent quand même tout. Utopiste avec quelques espoirs : le respect et la tolérance. Euh… Voilà, pour la présentation.

– Quel a été votre parcours dans le monde de l’édition ? Avez-vous vécu des galères, des rejets ?
J’ai la chance d’avoir fait les bonnes rencontres au bon moment, alors je n’ai pas vraiment connu de refus pour l’instant. Mais surtout parce que je reste toujours ouverte aux suggestions de mes éditeurs. J’aime écrire, mais j’aime aussi faire évoluer mes textes. Quand on me dit « non, ça ne passe pas » je réponds « Okay, on peut trouver comment modifier » Je pense qu’il faut instaurer une relation de confiance entre éditeur et auteur et j’ai eu l’immense plaisir de trouver des personnes exceptionnelles qui m’ont aidée à grandir.

– Êtes-vous devenue autrice par pur hasard ou par vocation ?
C’est un concours de circonstances. J’ai toujours écrit, d’aussi loin que je me souvienne. À un moment, j’ai trouvé le courage de mettre mes textes sur FictionPress et ils ont plu. Les choses se sont enchaînées à partir de là. Je ne suis auteur que parce que j’ai des lecteurs qui aiment me lire. Ce sont eux qui ont fait de moi « Lily Haime » et je ne les en remercierai jamais assez.

– Comment occupez-vous votre temps libre en dehors de l’écriture ? Avez-vous des hobbies, d’autres passions ?
Si je n’écris pas, c’est que je m’occupe de l’administratif de la petite entreprise de mon conjoint ou que je suis avec mon fils. Et si ce n’est ni l’un, ni l’autre et bien… Je suis une grande passionnée… Une passionnée d’énormément de choses. La peinture, la sculpture, la photo, la musique, la danse, le théâtre. L’Histoire, les Sciences, la Médecine, l’Astronomie, les Informations insolites, les faits divers, la culture en général. J’aime me renseigner, c’est surtout ça. Je suis curieuse et ça m’emmène souvent un peu partout. Et, grâce à internet aujourd’hui, nous avons les encyclopédies sous les doigts. Des images, des vidéos, qui parcourent le monde. Il faut faire le tri, rester objectif et censé, mais ça reste un des plus beaux aspects de l’ère numérique.

– Quels rapports avez-vous avec vos lecteurs ?
Je reste quelqu’un d’assez discret sur les réseaux sociaux, mais je pense qu’à présent, tout le monde le sait ; je ne suis pas une grande expressive sur FB ou sur Twitter. Mais surtout parce que j’essaie de rester égale à moi-même, je ne veux pas « berner » les gens, parce que je me trouve derrière un écran. Alors, comme ça, ils savent que je suis quelqu’un d’assez solitaire. Ils savent aussi que j’aurais toujours un amour particulier pour tous mes lecteurs, de la première heure ou de passage. Grâce à eux, je réalise un rêve que je n’aurais jamais osé faire et je le leur devrais toujours.

– En tant qu’autrice, vous êtes amenée à rencontrer vos lecteurs en face-à-face via les salons, etc. Comment cela se passe-t-il en général ? En gardez-vous de bons souvenirs ?
Vivant en Nouvelle-Calédonie, j’ai fait mon premier salon cette année, au Salon du Livre de Paris. Et le souvenir que j’en garde, c’est juste… incroyable. Je n’aurais jamais assez de place pour tout raconter de cette expérience, mais elle fait partie de ces souvenirs que je garde précieusement dans un coin de mon cœur.

– Vous écrivez souvent des histoires ou les personnages sont sombres, torturés, au lourd passé, avec des sentiments complexes… Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans la vie de tous les jours… J’ai rarement rencontré quelqu’un qui me dise : « Ma vie a été un long fleuve tranquille, je n’ai jamais souffert, je n’ai jamais eu de problème, je n’ai jamais eu à me battre, jamais rien perdu… » C’est ainsi, nos vies sont pavées de complexités. Ce qui les rend si belles, c’est justement que malgré tout, on se relève. Que, malgré tout, on sait sourire, donner du bonheur. Aimer. Vous voyez de l’obscurité, moi, je vois quelqu’un qui saura voir une seule lumière et s’y accrocher. C’est ça que j’essaie de transmettre. Et j’espère y arriver.?

– Dans beaucoup de vos romans, vous créez une coupure entre vos personnages ? Pourquoi avoir choisi ça ?
En fait, c’est arrivé dans trois de mes romans, les trois Young Adult. Et c’est surtout parce que les personnages sont jeunes, qu’ils bougent, qu’ils grandissent, qu’ils se séparent, qu’ils se retrouvent. Ça fait partie de la jeunesse, les départs. Les voyages. Savoir quitter le nid. Mais savoir y revenir, un jour, et peut-être tout recommencer…

– La famille et les amis ont une place importante dans vos écrits. Est-ce que dans votre vie aussi, la famille et les amis tiennent un rôle particulier ?
La famille, c’est un cocon qui vous protégera toujours. Pas forcément votre famille de sang, mais la famille que vous vous serez choisie. J’ai eu la chance d’avoir une famille formidable. Pas idéale, peu de familles le sont, mais j’ai pu devenir qui je voulais et je me suis toujours sentie soutenue, aimée et encouragée. J’ai une mère qui m’a donné le goût de l’écriture, un père qui m’a appris l’importance de la terre, un beau-père qui m’a inculqué de grandes valeurs, quatre frères et sœurs, aussi différents et passionnants, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines… C’est un peu d’eux que j’offre dans mes livres, en espérant qu’ils seront rendre heureux mes lecteurs, autant qu’ils m’ont rendu heureuse, moi-même.

– Vous sentez-vous proche de certains de vos personnages ? Avez-vous un chouchou ?
La question est toujours très difficile et en même temps très simple. Je les aime tous, je me sens proche d’eux tous. Mais j’aurais toujours quelque chose de spécial pour Mathias et Eden qui ont été inspirés de mes amis et de notre vie de lycéens.

– Vous abordez beaucoup de sujets sensibles dans vos histoires. Quels autres thèmes aimeriez-vous aborder dans vos prochains livres ?
Alors il y en a beaucoup trop pour tout vous dire, je vais me contenter de parler des projets à venir très prochainement, sinon je risque de digresser un peu trop. L’historique est un monde que j’aimerais explorer de plus en plus. La Première Guerre mondiale. La révolution cubaine. Deux thèmes et périodes qui me tiennent à cœur. L’anticipation, un monde post-apocalyptique, un projet que je remets toujours à plus tard, une trilogie exactement. Mais j’ai l’intention de me lancer cette année. Ensuite, je me suis rapprochée d’une association qui s’occupe de jeunes anorexiques. Je trouve que c’est une maladie que l’on connaît peu ou mal et j’aimerais rendre hommage à tous ces gamins qui se battent pour prendre quelques grammes, si courageusement et avec tant d’acharnement, qu’ils méritent des milliers d’histoires. Voilà pour 2018/2019. Pour l’instant. Mais, avec moi, tout peut changer assez vite, alors qui sait?

– En tant que lecteurs, nous ne voyons pas forcément tout le travail qu’il y a derrière la sortie d’un livre. Pouvez-vous nous expliquer comment se passe la conception d’un bouquin, de son écrire à sa publication ? Et si en tant qu’autrice, vous suivez le processus complet ?
En ce qui me concerne, j’ai d’abord des thèmes, plus que des personnages. Et je commence déjà par me renseigner sur le sujet qui m’intéresse. Je me perds dans une tonne de documentations, ce que j’adore faire, jusqu’à que je n’ai plus que ça en tête. Ensuite, viennent se greffer mes personnages. Souvent, je les rêve d’ailleurs. Ils s’immiscent dans mes pensées et, d’un sujet, j’ai l’esquisse d’une histoire. Alors seulement, je commence à élaborer des plans de chapitres et des fiches et des listes et… et…

– Avez-vous une routine d’écrire ?
Un cahier par histoire, c’est ma seule routine. Pour le reste, ça varie souvent d’un manuscrit à l’autre. Par exemple, pour les roses Cherokees, j’avais toujours des fleurs sur mon bureau. Pour le journal rouge, j’avais un journal rouge. Pour Wild Heart, j’écrivais des lettres, réellement, pour me faire à l’exercice. Ce genre de choses. Comme des grigris d’écriture.

– Avez-vous une totale liberté avec vos différents éditeurs ou recevez-vous parfois des impératifs ou des obligations concernant vos histoires ?
Je n’ai jamais reçu aucun impératif de mes éditeurs. Je pense qu’ils me connaissent suffisamment pour savoir que je modifie trop souvent mes histoires en cours d’écriture, que je les modèle, pour respecter un seul impératif. Par contre, on parle souvent des sujets que j’ai envie d’aborder, et il arrive qu’ils me disent : tiens je préfère ce sujet, plutôt que l’autre. Mais je vois l’écriture comme une liberté et j’aurais du mal à m’emprisonner dans une histoire dans laquelle je ne me retrouverais pas.

– Vous écrivez du MM sous le nom de Lily Haime, mais aussi du MF sous le nom Lily R. Davis. Pourquoi ce choix d’écrire sous deux noms différents ?
Il se pourrait que bientôt, il n’y ait plus de Lily R. Davis, mais seulement Lily Haime, pour le MF ou le MM.

– Je serais très curieuse de savoir si vous regrettez certains de vos écrits, s’il y en a que vous aimez moins que d’autres ?
Je ne regrette aucun de mes écrits. Et je les aime tous. Certains ont été plus compliqués et moins évidents, mais je reste fière de chacun d’eux. Comme une mère.

– Avez-vous des conseils pour tous les écrivains en herbe ?
Se lancer, surtout. Ne jamais écouter ceux qui disent qu’on ne peut pas, qu’on ne doit pas, qu’on fait mal, qu’on devrait arrêter. Et ne jamais oublier qu’on reste notre premier lecteur. Faire aimer une histoire, c’est d’abord l’aimer soi-même. C’est important d’écrire un livre qu’on aurait adoré trouver dans le rayon d’une librairie.

– Si je ne me trompe pas, votre prochain roman « Les Roses Cherokees » est attendu pour bientôt ! Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?
C’est l’histoire de deux jeunes hommes qui ne savent pas encore s’ils ont le droit de s’aimer. C’est l’histoire des années 90, la fresque d’une époque où rien n’était encore gagné, où il fallait se battre pour se faire accepter, ou il y avait des peurs qui étreignaient au corps, le SIDA, les centres de conversions, les luttes LGBT, la violence… Stonewall était si loin et si près à la fois, c’était compliqué. J’ai voulu retranscrire tout cela dans une duologie, retranscrire le temps pas si lointain de ces gens qui ont eu le courage et qui ont contribué aux droits que nous avons aujourd’hui. Il ne faut pas oublier tous les combats qu’il reste à mener. Mais il ne fait pas oublier non plus tous ceux qui ont été menés par ceux qui ont eu la force de s’aimer. C’est aussi une histoire qui parle des passions, des mots, des mères qui font grandir même dans l’absence, des pères qui ne savent pas aimer, des frères, des amis, des amours, des gens ordinaires qui ont fait des grandes choses, qui se sont inscrits dans l’Histoire.

– Pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je leur dirais merci, parce que c’est le seul mot qui puisse tout dire à la fois. Merci pour ce qu’ils m’apportent au fil de chaque roman. Merci de leurs mots, de leur gentillesse. Merci de savoir lire tous les messages cachés entre mes lignes… Merci <3

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J’espère que cette interview vous a plu autant qu’à moi ! Encore un grand merci à Lily Haime et MxM Bookmark !


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