Titre : Wild Soul
Auteure : Lily Haime
Éditeur : Milady
Publication : 13 mai 2020

Résumé: « Brooklyn. La nuit. Sous les regards avides, Jade monte sur la scène du Whisper. Contraint de devenir strip-teaseur pour payer le centre de soins dans lequel sa mère a été placée, il a dû abandonner ses études, son amour de jeunesse et ses rêves. Déjà plusieurs années que sa vie s’est effondrée et qu’il n’entrevoit plus aucun avenir, lorsqu’il rencontre Mel. Cet énigmatique tatoueur a dans les mains autant de talent que de violence. Il est surtout bien décidé à apprivoiser Jade et, pourquoi pas, à redessiner sa vie, à l’encre sur sa peau. Mais Jade pourra-t-il seulement le laisser faire, alors qu’il danse depuis si longtemps au bord du précipice… ? »

Mon avis: Si vous avez lu Wild Heart, vous serez ravis de retrouver certains personnages. Si vous ne l’avez pas lu, ça ne vous empêchera pas d’apprécier votre lecture.

Jade, strip-teaseur à la froideur déconcertante, est rongé par la peur. La peur de finir comme sa mère qui se meurt au centre Seconde Chance, rongée par la maladie de Huntington. Son monde bascule quand il fait la rencontre de Mel, un tatoueur au regard aussi dur que les poings dont il se serre dans ses combats clandestins.

Comme dans tout Lily Haime, nos deux héros en bavent. Entre souffrance, non-dits et brutalité, Jade et Mel s’apprivoisent. Le tatoueur devient rapidement l’ancre à laquelle Jade se raccroche, même quand il aimerait le voir s’éloigner. Même quand la peur et la colère surpasse le reste.

Le tatouage est beaucoup présent dans le roman. C’est un lien entre les deux hommes. Un lien entre Jade et ses peurs. J’ai visualisé chacun de ses dessins et j’aurais adoré les voir illustrés dans le livre ! Encore une fois, Lily Haime nous offre un récit plein de poésie et de force. Sa plume est toujours aussi belle, même si j’avoue que le déroulé de l’histoire ressemble aux autres. Ses mots arrivent toujours à me percuter ❤️

Je restai immobile, fermai les yeux, laissant de nouveau mon corp, tout entier entre ses mains. Il aurait pu faire n’importe quoi. Brûlure après brûlure, il incrustait en moi les fractures d’une horloge, comme le reflet d’une vie dont il ne connaissait rien, mais qu’il avait su deviner pour la dessiner.
Là.
Sur ma peau.

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